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Chōkei Daian

  • 793–883
  • 長慶大安
  • Chángqìng Dà’ān
  • Chōkei Daian

Chōkei Daian (aussi connu sous le nom de Isan Daian) a grandi dans l’ancien Fuzhou (actuel Fujian). À l’âge de vingt ans, il étudiait le Vinaya au Mont Ōbaku dans le Jiangxi. Insatisfait, il partit à la recherche de la vérité. Sur les conseils d’un vieil homme rencontré en chemin, il se rendit à Nanchang (Jiangxi) pour y rencontrer Hyakujō.


Lorsque Daian rencontra Hyakujō, il lui demanda : « Je cherche à connaître Bouddha. Comment puis-je faire ? »

  • C’est comme monter le bœuf à la recherche du bœuf, lui dit Hyakujō.

  • Et après l’avoir trouvé, alors quoi ?

  • C’est comme chevaucher le bœuf et rentrer chez soi.

  • Et enfin, comment peut-on préserver et entretenir cela ?

  • C’est comme le bœuf qui, un bâton à la main, surveille le bœuf pour qu’il ne mange pas les pousses et le grain des autres, dit Hyakujō.

Après avoir reçu cet enseignement, Chōkei ne chercha plus rien d’autre.


Isan était un de ses condisciples auprès de Hyakujō. À sa mort, Daian devint son successeur à la tête du temple Gui.

Un jour, Isan Daian s’adressa aux moines de ce temple :

« Que me voulez-vous tous en venant ici ? Si vous voulez devenir un bouddha, alors sachez que vous êtes vous-même Bouddha. Pourquoi courir d’un endroit à l’autre, tel un cerf assoiffé pourchassant un mirage ? Y parviendrez-vous un jour ?

« Vous voulez être un bouddha, mais perdus au milieu de vos idées insensées et contradictoires, de vos interprétations fallacieuses et dans votre esprit qui croit en d’innombrables êtres, vous ne distinguez pas la pureté et la pollution. Vous ne voyez pas donc pas que cet esprit est tout simplement l’authentique esprit original et éveillé du Bouddha. Où d’autre iriez-vous pour le trouver ?

« J’ai passé les trente dernières années ici, sur le mont Gui, à manger le riz de Isan, à chier la merde de Isan, mais certainement pas à pratiquer le Zen de Isan ! Je me suis seulement occupé d’un vieux buffle d’eau. Lorsqu’il s’écartait de la route et se retrouvait dans les prés, je le ramenais en le tirant par sa mouchette. Lorsqu’il mangeait les pousses de riz de quelqu’un d’autre, je le fouettais pour l’en éloigner. Après une longue période d’entraînement, il est devenu très aimable, et il obéit à mes paroles. Maintenant, il tire le Grand Véhicule, restant toujours là où je peux le voir toute la journée, et il ne peut en être chassé.

« Chacun de vous possède un trésor inestimable. De la lumière émane de vos yeux et illumine les montagnes, les rivières et la Grande Terre. De la lumière rayonne de vos oreilles et appréhende tous les sons, bons comme mauvais. Des six sens émane jour et nuit de la lumière et c’est ce qu’on appelle la “lumière émanant du samadhi”.

« Vous ne pouvez pas vous-même le comprendre, mais il se reflète dans les quatre grands corps[1]. Il est complètement soutenu à l’intérieur comme à l’extérieur, et jamais déséquilibré. C’est comme une personne qui porte une lourde charge sur le dos, traverse un pont fait d’un seul tronc d’arbre, et qui ne perd jamais l’équilibre. Et maintenant, si vous me demandez d’où vient ce soutien et où il est dévoilé, je vous répondrais simplement qu’on n’en voit pas un seul cheveu.

« Pas étonnant que Baozhi ait dit : “En cherchant à l’intérieur et à l’extérieur, vous ne trouverez rien. Les actions dans le domaine causal sont un grand désordre.”

« Prenez soin de vous ! »


Un moine demanda : « Toutes les actions sont l’activité du dharmakāya. Qu’est-ce que le dharmakāya ? »

Daian lui répondit : « Toutes les actions sont l’activité du dharmakāya. »


« Je n’ai pas une telle épée dans mon trésor royal. » est une parole de Chōkei.

Cela indique que, quelle que soit la perspicacité dont vous faites preuve pour l’exprimer ou ne pas l’exprimer, vous n’y êtes toujours pas. Aucune expression ou non-expression qui fonctionne.


  • À part les cinq skandha, quel est le corps original ? demanda un moine.

  • (Terre, eau, feu, vent)[2], sensation, perception, action mentale et conscience, dit Daian.

  • Ce ne sont pas les cinq skandha ?

  • Ce ne sont pas les cinq skandha, dit Daian.


Seppō vint au Mont Gui. Pendant qu’il y vivait, il trouva un bâton inhabituel en forme de serpent. Au verso, il était écrit : « C’est naturel et n’a pas été sculpté. »

Seppō donna le bâton à Daian, qui dit : « Les habitants de cette montagne n’ont pas de hache pour la sculpter. »


Un moine demanda à Daian : « Où est Bouddha ? »

« Pas sans l’esprit. » lui répondit Daian.


Le moine demanda: « Quelles furent les réalisations des ancêtres sur les deux monts[3] ? »

« Dans le Dharma, rien n’est atteint. S’il y a quelque chose à atteindre, c’est que rien n’est atteint. » répondit Daian.


  • Où vous enfuirez-vous si les troupes de Huang Chao[4] arrivent ? demanda un moine.

  • Dans la montagne des skandha, dit Daian.

  • Et s’ils vous attrapent, que se passera-t-il ?

  • Commandant Détresse, dit Daian.


Daian retourna au mont Ōbaku à un âge très avancé et y mourut.


G Changqing Daan Changqing Da’an Chōkei Daian 793–883 Hyakujo Baizhang Huaihai Hyakujō Ekai 749–814 Isan_n Hyakujo->Isan_n Isan Guishan Lingyou Isan Reiyū 771–853 Obaku Huangbo Xiyun Ōbaku Kiun ?–850? Changqing Daan_n Changqing Daan_n->Changqing Daan Changqing Daan_n->Isan_n Isan_n->Isan Obaku_n Isan_n->Obaku_n Obaku_n->Obaku

Maître

Hyakujō Ekai