Akṣobhya est l'un des cinq bouddhas de sagesse du Vajrayana, adibouddha de la famille du vajra. Sur les mandalas des cinq bouddhas, il est placé à l’Est. Il règne sur le paradis oriental de la terre pure Abhirati, moins connu que le paradis occidental d’Amitābha. Il transforme la colère en sagesse permettant de voir les choses comme elles sont, sans être déformées par l'émotion, à la façon dont un miroir les reflète sans en être affecté. Sa couleur est le bleu sombre, couleur de l'eau et des miroirs. Sa parèdre (shakti) est Locana. Le bodhisattva Vajrapani et le roi-gardien Acala lui sont liés, et parfois considérés comme ses émanations. Sa monture est l'éléphant, symbole d’indestructibilité et de détermination.
Il est représenté faisant de la main droite la mudra bhūmisparsha[1], marquant sa détermination inébranlable de se diriger vers l’illumination, et tenant un vajra dans la main gauche.
De fait Akshobhya est l’incarnation du « miroir du savoir ». L’idée est qu’il a une connaissance de ce qui est réel, et de ce qui est illusion, ou un simple reflet de la réalité réelle. Le miroir est identifié à l’esprit lui-même - clair comme le ciel, vide mais lumineux. Il reflète toutes les images de l’espace et du temps, mais sans être jamais touché par elles. Akshobhya représente la Sagesse éternelle, et sa famille, la famille du Vajra est liée à la raison et à l’intellect. Sa lumière éclaire l’obscurité due à l’ignorance et sa pureté met fin à la confusion.
Il apparaît pour la première fois dans le Soutra de la terre du tathāgata Akshobhya (sk. Akṣobhyatathāgatasyavyūha ; ch. Achufoguojing 阿閦佛國經), l’un des textes de la Terre pure, traduit du sanskrit en chinois au milieu du IIᵉ siècle par Lokaksema. Sa légende fait miroir à celle d’Amitābha : un moine avait fait vœu de méditer dans la Terre pure orientale en restant impassible face à tout ce qui pourrait provoquer chez les autres créatures de la colère ou du mépris. Ayant réussi, il devint le bouddha régnant sur ce paradis.
Toucher de la terre.