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« La grande compassion » de Ungan

Un jour Ungan Donjō demanda à Dōgo :

  • Comment se fait-il que le Bodhisattva de la Grande Compassion (Kanzeon, Kannon) utilise tant de mains et tant de yeux ?

  • C’est comme une personne qui, la nuit, tend le bras en arrière à la recherche de son oreiller, répondit Dōgo.

  • Je comprends.

  • Que comprends-tu ?

  • Partout sur le corps, il y a des yeux et des mains.

  • Tu en as dit beaucoup, mais seulement les huit-dixièmes de ce qui devrait être dit.

  • Que diriez-vous, frère aîné ?

  • À travers le corps, il y a des yeux et des mains.

Commentaire

Dans le Shōyōroku, Maître Wanshi fait ce commentaire

Un trou, vide omniprésent : Clair comme le cristal de toutes parts. Sans forme, sans ego, la source pénètre les tuyaux : Intacte, sans entrave, la Lune traverse le ciel.

Prunelle précieuse, bras de vertu : « Partout sur le corps » --- comment cela se compare-t-il à « à travers le corps » ? Les mains et les yeux manifestés révèlent l’ensemble de l’œuvre : La grande activité agit de toutes les façons - qu’est-ce qui est tabou ?

Dōgen développera ce commentaire dans Zenki.


Compilations

Textes

Source

Gerry Shishin Wick, Bernie Glassman, The Book of Equanimity: Illuminating Classic Zen Koans, Boston, 2005, ISBN 978-0-86171-387-5.